21e Dimanche du Temps Ordinaire C

3 septembre 2019

Frères et soeurs 

 

Un jour, Jésus disait à un pharisien qui l’avait invité à prendre un repas chez lui: « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t’inviteraient et ce serait pour toi un don en retour. Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et heureux seras-tu  parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour.»

 

Si Jésus nous demande d’inviter à notre table des pauvres, des estropiés, des boiteux et des aveugles c’est à dire tous ceux et celles qui ne pourront nous le rendre, c’est pour nous soyons le signe de l’accueil inconditionnel de notre Père du ciel,

 

Notre Père ciel  en effet, lorsqu’Il donne un festin, n’invite pas seulement que les saints et les saintes ou encore ceux et celles  que nous considérons comme moralement parfaits. Il invite aussi les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles. Autrement dit, les pécheurs que nous sommes.

 

On entend parfois les gens dire que les catholiques pratiquants, que ceux et celles qui vont à la messe ne sont pas meilleurs que les autres. Que nous avons  seulement à lire les journaux ou à écouter les nouvelles pour se rendre compte que les prêtres et les religieux sont loin d être aussi bons qu’on le pense. Et malheureusement ils ont raison. Que nous soyons prêtres, religieux, religieuses, ou laïcs pratiquants, nous ne sommes pas toujours meilleurs que les autres et nous pouvons même sur certains points être pires que les autres.   

 

C’est justement là la Bonne Nouvelle. La Bonne Nouvelle, c’est que: Dieu n’invite pas seulement des saints et des saintes à sa table. Il invite tout le monde. Que nous soyons saints ou non, grands ou petits pécheurs, que nous soyons en règle ou non avec les lois de l’église, nous sommes tous  et toutes inviter sans exception a prendre place à la table du Seigneur.

 

Voilà la Bonne Nouvelle que nous avons à annoncer à notre monde à commencer par ceux et celles qui nous entourent. Nous sommes tous et toutes invités à la table du seigneur quelque soit leur présent ou leur  passé.

 

Dernièrement dans une lettre adressée aux membres de l’Institut pontifical des Missions Étrangères, le pape François faisait la différence entre évangéliser et faire du  prosélytisme. Évangéliser selon lui c’est laisser apparaître le Christ à travers nos paroles et nos actes afin que le monde soit attiré par Lui, tandis que faire du prosélytisme c’est vouloir à tout prix convertir tout le monde pour en faire de bons catholiques pratiquants.

 

Pour le pape, temps du prosélytisme est révolu. C’est maintenant le temps de l’évangélisation c’est à dire celui de mettre les gens en contact avec Jésus-Christ à travers nos paroles et surtout à travers nos actions.

 

Frères et soeurs

 

Le Seigneur ne nous demande pas de convertir nos enfants, nos amis, nos connaissances pour en faire de bons catholiques pratiquants. Ils nous demandent de les mettre en contact avec Lui à travers nos paroles et encore plus à travers nos actions.

 

Voilà pourquoi il est si important de faire bon accueil à toute personne quelque soit son présent ou son passé, afin d’être le signe de l’accueil inconditionnel de notre Dieu.

f. Bruno-Marie