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La petite histoire de la poule Chantecler

Publié le 21 juin 2018Mots-clés:

Remontons au siècle dernier, à l’Institut agricole d’Oka, fondé en 1893 par les Pères Trappistes. L’Institut avait pour mandat de former des jeunes gens en sciences agricoles tout en enseignant les différentes branches de l’agriculture.

L`Institut agricole d’Oka en 1941. Photographie de l’époque

 

Le frère Wilfrid, moine cistercien de l’Abbaye d’Oka, également régisseur de la basse-cour de l’Institut, se questionnait sur la possibilité d’avoir une race de poulet mieux adaptée à la rigueur de nos hivers, les poulaillers n’étant pas chauffés à cette époque.

Source : Archives de l’Université de Montréal

 

Après quelques années de réflexion, il entreprit en 1908 une série de croisements avec les cinq meilleures races de volailles américaines et européennes: le coq de Cornouaille foncé, la poule Leghorn blanche, le coq Rhode Island rouge, la poule Wyandotte blanche et la Plymouth Rock.

Il développa une poule vraiment adaptée aux rudesses du climat québécois. Sa principale caractéristique était la quasi-absence de crête. La crête traditionnelle des poules importées subissait souvent des engelures en hiver, ce qui causait des blessures et parfois même la mort. Son plumage d’un beau blanc de neige, et bien musclée, la poule Chantecler continuait de pondre malgré les courtes journées d’hiver et pouvait sortir dehors en tout temps.

Vers 1916, après une vingtaine de générations de poules Chantecler, l’objectif fut atteint. En 1918, une association de producteurs fut mise sur pied afin d’adopter des règles d’élevage strictes pour cette espèce.


Source : Archives de l’Université de Montréal

 

La poule Chantecler fut présentée au grand public à la première conférence canadienne nationale sur la volaille en 1919, et elle fut officiellement reconnue comme race en 1921. En 1922 fut publié par le Frère Wilfrid le Manuel des éleveurs de la poule canadienne Chantecler.


Source : Bibliothèque et Archives nationales du Québec

 

On retrouva la poule Chantecler dans presque toutes les fermes de la province jusqu’au milieu des années 1950. Par la suite, sa popularité chuta progressivement avec l’arrivée des races hybrides et des modes de production à plus grande échelle. Ses attributs de poule à deux vocations n’est plus aussi recherché, puisque les producteurs se spécialisent désormais soit en production d’œufs, soit en production de viande.

Les années ont passées et la Chantecler est malheureusement tombée dans l’oubli. Si bien que dans les années 1970, on la croyait carrément disparue. Grâce à quelques petits éleveurs qui ont perpétué son élevage en ces temps difficile, la race a été préservée.

Le gouvernement du Québec l’a officiellement reconnue comme faisant partie des races animales du patrimoine agricole du Québec en 1999, et depuis, on voit renaître l’intérêt pour cette race. Une poignée de producteurs de volailles dévouent maintenant leurs efforts afin de faire croître la population et la réintroduire sur les marchés de consommation et en restauration.

Sources :

http://www.archiv.umontreal.ca/exposition/chantecler/default.html

https://aqvc.wordpress.com/

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