Épiphanie

13 janvier 2017

Le lendemain de Noël on nous présentait en communauté un film intitulé : le quatrième roi-mage. Sans être ce que nous pourrions appeler un grand film, ce film nous laissait tout de même avec un beau sujet de méditation.

Artaban, un roi-mage comme les autres, avait vu comme les trois autres, une grande étoile se lever en Orient. Connaissant la signification de cette étoile, il avait vendu tout ce qu’il possédait pour acheter trois pierres précieuses qu’il offrirait au nouveau roi d’Israël qui venait de naître.

D’accord avec Gaspar, Melchior et Balthazar, il avait convenu de les rejoindre à un point de ralliement dans le désert d’où ils partiraient tous ensembles pour suivre l’étoile

En route vers ce point de ralliement, Artaban rencontre un pauvre juif malade sur le point de mourir. Après beaucoup hésitation, il décide de le soigner même si cela risque de le mettre en retard à son rendez-vous.

Comme de fait, ce geste de compassion lui fait manquer son rendez-vous car les autres ont dû partir sans lui pour suivre l’étoile.

Ayant appris du juif qu’il avait soigné que le Messie devait naître à Bethléem, il décide donc de s’équiper à ses propres frais pour s’y rendre lui aussi. Son geste de miséricorde venait de lui coûter une pierre précieuse.

Rendu à Bethléem, il constate que la ville n’est que cris, pleurs et lamentations. C’est que les soldats d’Hérode sont en train de tueur tous les enfants de moins de deux ans pour être bien surs de tuer parmi eux le nouveau roi des Juifs. Pour sauver la vie d’un de ces enfants du massacre, Artaban donne à un soldat sa deuxième pierre précieuse.

Après bien des recherches et après s’être arrêté 30 ans dans le désert pour soigner des lépreux, Artaban entend dire que Celui dont il a vu l’étoile se lever en Orient est à Jérusalem et que là il soigne les malades et annonce la bonne nouvelle aux pauvres.

Saisissant la seule pierre précieuse qu’il lui reste, Artaban s’élance à Jérusalem où il pourra enfin se proterner devant le Roi des Juifs et lui offrir la seule pierre précieuse qu’il lui reste.

En arrivant à Jérusalem, Artaban rencontre la fille d’un de ses anciens amis que l’on va vendre comme esclave parce que son père ne peux plus payer ses dettes. Déchiré entre le désir d’offrir au Roi des Juifs la seule pierre précieuse qu’il lui reste et la compassion qui le pousse à sauver cette jeune femme de l’esclavage, Artaban choisit de racheter la jeune femme en offrant pour elle la seule pierre précieuse qu’il lui reste.

À la fin de sa vie et sur le point de mourir, Artaban voit le Christ ressuscité venir à lui. Navré et tout confus il lui dit : Seigneur, je n’ai plus rien à t’offrir. Et le Seigneur de lui répondre :« Artaban,J’ai déjà reçu tes trois pierres précieuses et je les ai acceptées. Car j’ai eu faim et tu m’as donné à manger. J’ai eu soif et tu m’as donné à boire, j’étais nu et tu m’as vêtu.»

Frères et soeurs,

Nous avons tous et toutes saisi la leçon de cette légende. Ce quatrième roi-mage c’est chacun et chacune de nous.

Pas besoin de parcourir le monde pour trouver Jésus, pas besoin de faire de grandes expériences mystiques pour le rencontrer. C’est dans le quotidien de nos vies que nous rencontrons Jésus et que nous pouvons nous prosterner devant lui.

Aimer son prochain comme soi-même est le plus beau cadeau que nous puissions lui offrir. Mettre en pratique sa Parole est le plus grand acte d’adoration que nous puissions lui rendre.

f. Bruno-Marie